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Interview avec M. Steckelings

M. Steckelings : « J'ai commencé à réunir cette collection il y a déjà plus de 30 ans. Comme vous le savez peut-être, je suis un réalisateur de court-métrage et un photographe. Un jour, je me suis intéressé de plus près à l’origine des choses… Qui étaient les précurseurs? Comment en est-on arrivé à là ? Les caméras ne sont pas tombées du ciel ! »

 

Dr. Tobias Kaufhold  : « De quelle manière avez-vous procédé? »

M. Steckelings : « Cela s’est réalisé en deux temps. Dans un premier temps, j’ai dû lire beaucoup d’ouvrages portant sur ce thème. Puis j’ai passé beaucoup de mes week-ends aux marchés aux puces à dénicher des objets rares et insolites. Je me suis alors dis : « Pourquoi ne pas se lancer ? ». En créant ma propre collection, je pourrais ainsi partager mon savoir… Dans un second temps, j’ai pris contact avec d’autres collectionneurs, ainsi que des musées… Quelques temps plus tard, me voilà présent au Camera Obscura ! »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « A première abord, cela semble assez facile… »

M. Steckelings : « Mais cela ne le fut pas ! Il me fallut beaucoup de temps et d'énergie, et aussi un peu d'argent et une sphère sociale qui tolère votre intérêt. Il est incroyable le nombre de fois, ou je me suis rendu quelque part dans l’espoir de dénicher des objets ou des informations, pour finalement en rentrer bredouille.

Lorsque vous êtes collectionneur, vous devez être très prudent car beaucoup d'offres sont douteuses. Vous devez connaître les prix et vous devez lire le catalogue de la vente aux enchères très attentivement. La seule chose en laquelle pouvez vraiment vous fier est votre instinct et votre expérience. »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « Où avez-vous exactement acheté vos objets? »

M. Steckelings : « J'ai noué des liens divers à travers le monde. Pour pouvoir réunir ce type de collection, cela ne peut se réaliser recours financiers. Comme je l'ai déjà dit, j'ai constitué pendant près de 30 ans ma collection. Les villes telles que Londres, ou j’y ai vécu pendant quelques années, ou encore Paris, Amsterdam et Bruxelles, constituèrent un objectif central pour moi, car elles regorgent d’objet particulièrement anciens. Par exemple c’est à Bruxelles que j’ai pu acheter « l'American selle peep-boîte ». Il m’a fallu près de trois ans afin de trouver un prix acceptable… »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « Chaque objet a sa propre histoire. C'est une des raisons pour lesquelles vous devez sûrement du nouer de liens étroit avec chaque d’entre eux. Etait-ce difficile pour vous de vous séparer de vos 1100 pièces de collection? »

M. Steckelings : « Je confirme, cela ne fut pas évident… J’en étais par moment incapable de m’endormir. Cependant, je trouve cela particulièrement gratifiant que de voir sa personne représentée dans un musée. En tant que collectionneur, je savais, qu’il me serait impossible garder près de moi ces objets à vie… Je me sentais obligé de devoir partager cela avec grand public, afin que la deuxième génération puisse en bénéficier… La possibilité de voir un musée dédiée à l’ensemble ma collection, fut un plaisir bien plus grand ! »

 

Dr. Tobias Kaufhold : «  Pourquoi n'avez-vous pas vendu votre collection aux Etats-Unis? Vous auriez eu plus d'argent là-bas… ».

M. Steckelings : « Les Etats-Unis sont loin. Et puis, je suis sûr que ma collection se serait perdue, ou pas conservée dans son intégralité, contrairement à ici à Mülheim. Par ailleurs, il me faut une heure pour me rendre à Mülheim. je me sentais particulièrement enthousiaste à l’idée de contribuer à l’ouverture de ce musée.

Avant de prendre ma décision, j’ai visité la tour, et j’ai jeté un coup d’œil à la région environnante. Le château de Broich, la Müga-Park et l'emplacement de la Ruhr m’ont beaucoup plu.

Je fus également très satisfait de l'équipe responsable du projet. Madame Inge Kammerichs, a réuni une équipe de partenaires qualifiés et intéressés : l’architecte Prof. Dr. Hans Herman Hofstadt, le scénographe et le Dr. Niechoj M. Kessler et enfin, vous ! Vous vous êtes familiarisé avec ce projet dans un si court délai ! D’ailleurs, comment m’avez-vous trouvé Dr. Kaufhold? Je n'ai jamais pris l'initiative de vous contacter ! »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « Vous bénéficiez d'une excellente réputation dans milieu des collectionneurs. Vous avez travaillé comme conseiller pour plusieurs musées et vous étiez également responsable de l'organisation et de la publication d'expositions itinérantes. Heidi Draheim, le conservateur du musée du cinéma à Düsseldorf, qui est malheureusement décédé il n’y a pas longtemps, s’est permit, de me donner vos coordonnées téléphoniques… »

M. Steckelings : « Oh cela me touche! »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « Puis-je vous demander ce sur quoi vous travaillez en ce moment? »

M. Steckelings : « Je travaille sur une monographie de photos de la porcelaine, également appelé "Lithophanie". Ce travail est très fastidieux. Pour cette raison, j’ai du voyager aux Etats-Unis l'été dernier. Bien sûr, je possède une grande collection de ces objets. Il est très important d'être capable de toucher les choses que vous écrivez. »

 

Dr. Tobias Kaufhold : «  Quels types de conseils donnez-vous à de jeunes collectionneurs? »

M. Steckelings : « Il est préférable d'acheter un chien - Le meilleur ami de l'homme (rire). »

 

Dr. Tobias Kaufhold : « M. Steckelings, je vous remercie pour cette interview. »


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